L'impasse des gamberges

Des poèmes mitonnés entre contes et chansons, avec gouaille, et une malice souvent désenchantée. Une poésie populaire dans le meilleur sens du terme, avec la nature et l'Eros pour complices. La vie des campagnes à une époque improbable, entre cocasserie et vésanie. Roland Lombard est le fin observateur d'un monde gagné par le naufrage, et le trousseur de petits tableaux de vie. Il sait manier le bijou verbal dans des miniatures saisissantes, comme sorties du grimoire d'un mage :
Navigue pour ton printemps
achève tes pierreries
il restera pour tes soleils
l'aumône du vent
et ceci :
Tu peux rouler en ton jargon
le grand oeuvre de l'oiseau
il vitupère et s'acoquine
avec les péchés capitaux
vide la corbeille
remplit l'escarcelle
ou encore :
Hirondelle à peine vêtue
Qui ne l'y suivrait ?