Mouvement social (Le), n° 234. Réformismes espagnols

Mouvement social (Le), n° 234. Réformismes espagnols

Mouvement social (Le), n° 234. Réformismes espagnols
Éditeur: La Découverte
2011158 pagesISBN 9782707167682
Format: BrochéLangue : Français

Ce numéro varié est organisé autour de trois

thématiques.

Trois historiens espagnols étudient un versant

peu connu de la société et de la politique

en Espagne : l'ancrage du réformisme. Ils l'inscrivent dans le contexte

européen. Dans son éditorial, Jorge Uria dresse le tableau des transferts

culturels et politiques entre l'Espagne et la France au long du XIX<sup>e</sup>

siècle. Florencia Peyrou souligne l'ampleur méconnue des échos des

révolutions de 1848 dans la péninsule Ibérique, à travers les relations

entre mouvement libéral et courants radicaux. Jorge Muñiz-Sanchez

se penche sur l'implantation durable d'un syndicalisme gestionnaire

chez les mineurs de charbon des Asturies au début du XX<sup>e</sup> siècle, en

soulignant ses sources étrangères, notamment françaises.

Un second ensemble d'articles se penchent sur les formes et les

significations changeantes de la solidarité. Anastasassios Anastassiadis

décrypte les pratiques de bienfaisance au sein de la diaspora grecque à

partir du XVIII<sup>e</sup> siècle. Prises en charge en Grèce même par un discours

religieux puis nationaliste, elles légitiment peu à peu l'idée d'un État-Providence,

en même temps qu'en histoire elles sont appliquées à la

lecture de l'Antiquité. Martha Gilson montre comment les oeuvres

caritatives protestantes françaises nées au XIX<sup>e</sup> siècle se transforment

au cours du XX<sup>e</sup> siècle en associations militantes professionnalisées

et pluralistes. Marie-Bénédicte Vincent analyse l'engagement de

l'association Peuple et Culture dans la zone d'occupation française

en Allemagne à partir de 1945, et s'intéresse aux transformations des

modes d'éducation populaire en terrain étranger puis à leurs effets en

retour sur la France, ainsi qu'aux échanges entre les deux pays dans les

années 1960.

L'article de Thomas Le Roux, enfin, pose la question des changements

du regard français sur l'usure au travail, thème que Le Mouvement

Social avait mis au premier plan dans un célèbre numéro spécial. Il

souligne la façon dont divers médecins parisiens ouvrent le débat sur

les maladies des artisans, puis dont, au contraire et en deux temps, le

discours hygiéniste, à partir de la Révolution, a escamoté la question

de la souffrance des corps ouvriers au profit d'un accompagnement de

l'industrialisation.

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