Mon village, c'est le monde

Fils d'ambassadeur, idolâtré, insouciant et exubérant, Janlun se
retrouve, à l'occasion de vacances très mouvementées aux sources,
orphelin solitaire. Pour survivre, il doit travailler la terre, surmonter les
difficultés du monde paysan et plus encore gérer les intrigues inhérentes à
la vie en communauté.
Cette douloureuse épreuve lui permet de forger sa personnalité. Il a
désormais une vision corrigée et réaliste du monde, des êtres et des
choses. Aussi a-t-il fini par comprendre qu'entre Malpassé, autrefois
considéré comme un nid de bonheur, et Tropique-Vert, perçu comme un
pandémonium, la terre et la vie sont les mêmes partout. Où qu'on se
trouve, on bénéficie du même souffle divin, on a les mêmes sensations, les
mêmes sentiments et les mêmes désirs. La différence, au bout du compte,
est qu'à Malpassé, tout a été fait avant lui, alors qu'à Tropique-Vert, tout
est à faire avec lui.