Une famille vendéenne dans la tourmente de la guerre 1939-1945

Augustine, l'arrière-grand-mère de l'auteur, lavandière de profession,
veuve, élève seule son fils Benjamin, qui apprendra le métier
de charpentier-menuisier avec l'«oncle Levraud», compagnon
du Devoir. En 1922, Benjamin et sa voisine Marguerite s'unissent
et s'installent à Sainte-Hermine. Trois enfants naîtront de leurs
amours : Gérard, Marguerite et Roger. À partir de 1939, Benjamin
conduit l'apprentissage de Gérard alors que la guerre est déclarée.
Benjamin refuse la soumission de son pays et s'engage dans la Résistance
avec Marguerite qui, elle, ne signera pas officiellement.
Gérard, requis pour le STO, malgré ses dix-huit ans seulement, part
en Allemagne. En 1943, les membres du réseau sont arrêtés, emprisonnés
et déportés. Benjamin et Gérard, isolés de leur famille et
amis, vont maintenir le contact par voie épistolaire.
Ils parlent de leur vie, de leurs besoins, de leurs sentiments, autant
que la censure l'autorise, dans leur langage et culture personnels.
Comme le souligne l'auteur, il est question ici des «petites gens»,
c'est aussi cet aspect qui émeut.
La nouvelle génération provoquera la «cassure», cet après-guerre
qui s'ouvre sur une nouvelle société : industrielle et consommatrice.