L'homme à la tête de canard ou Les cannes du colonel Chuen Ling : souvenirs d'un voyage en pays wa

Une mission de l'Unesco conduit
l'auteur à Pagan, dans les ruines de
l'ancien royaume birman. Il emporte
dans ses bagages une canne à tête de
canard acquise bien des années plus
tôt, espérant en apprendre un peu plus
sur cet étrange objet. La canne a été
fabriquée par les Was, dont les guerriers
avaient coutume, il y a peu, de
se régaler du foie et des oreilles des
ennemis abattus. Ils se sont désormais
tournés vers une culture frénétique de
l'opium. Explorer leur contrée interdite
expose aux péripéties tragi-comiques
de la semi-clandestinité, à la duplicité
de guides marrons comme à la cupidité
de prostituées perchées dans les
arbres... Le récit évoque les brèves
épopées de Joseph Conrad. On croit
évoluer en plein roman ; ce n'est,
simplement dite, que la vérité.