Le Haut-Doubs de Paul Stainacre

Né à Pontarlier en 1913, Paul Stainacre avait repris la profession et l'atelier de son père Joseph qui s'était
installé comme photographe en 1907. Il meurt à Pontarlier en 1986.
Surnommé «Nono» par tous ses amis, Paul Stainacre a d'abord poursuivi la tradition en photographiant
des générations entières de bébés joufflus, de jeunes mariés sérieux, de grands-parents dignes et d'adolescents
endimanchés de Pontarlier et du Haut-Doubs.
Puis, avec l'allégement du matériel et l'évolution du métier, il a abordé la photo de reportage et
d'actualité, photographiant le quotidien et l'événementiel de Pontarlier, mais aussi de tous les villages du
Haut-Doubs ; les églises, les mairies, les rues, les hôtels, les usines, les commerces, le lac, les animaux, les
colonies de vacances, les défilés, l'occupation, la libération, les fêtes, les comices, les troupes de théâtre...
établissant un inventaire à la Prévert représenté par des dizaines de milliers de clichés (en noir et blanc, en
couleurs et en diapositives).
Portraitiste, ethnologue-photographe,
reporter, Paul Stainacre était surtout
un photographe paysagiste. Il a été le
photographe du Haut-Doubs en toutes
saisons : le lac Saint-Point sous les brumes
matinales, le château de Joux encore auréolé
de nuages, les champs couverts d'une neige
immaculée sur les pentes du Mont-d'Or,
les fermes du Saugeais, les premiers chasse-neige
tirés par des attelages de chevaux,
tout comme les premières compétitions de
ski, renards méfiants ou chamois apeurés,
rivières et lacs gelés, villages sous la neige...