Odon : sourcier, sorcier, magicien

Lorsqu'Odon tresse ses oeuvres, il est un
vannier mystique. Il tend des filets répétés
qui piègent les regards. Dans son atelier,
il choisit une école de la lenteur, un refus
de la hâte. Il propose des labyrinthes heureux
; des pélérinages imaginaires. Il crée
en méditant sur le fini et l'infini, sur l'origine
de la continuité, sur chaque début de
l'oeuvre et sur son développement. Il invente
des «mandalas», des mises en lumière
de l'ordre du monde, des objets de pensée,
de prière, de rêve. Avec l'expansion de la
spirale, l'oeuvre se propage et rayonne.
Avec modestie et patience, Odon tente de
représenter l'infini sous une forme finie, de
donner à voir l'énergie qui est tantôt centrifuge,
tantôt centripète. Il tient compte
du plein et des vides, de l'endroit et de l'envers,
du plan et du bas-relief, des rythmes
de la création.