Au village des condamnés à mort

Cet ouvrage de Ronan Caerléon est aussi explosif
que les précédents.
Le Village des C.A.M. (condamnés à mort) avait pour
habitant, entre autres morts vivants, un autonomiste breton
notoire : André Geffroy, enchaîné à Fresnes durant
618 jours, de 1951 à 1953.
Son histoire, digne des plus extraordinaires aventures
d'espionnage de guerre, a défrayé la chronique
internationale.
Au lendemain de sa condamnation, André Geffroy -
qui accomplissait déjà une peine de travaux forcés - a
consigné ses mémoires sur des cahiers d'écolier. Le document
humain, saisissant, que l'auteur livre à ses lecteurs,
a pu être élaboré grâce à ce journal inédit et aux éléments
mis à sa disposition par le héros de cette tragédie.
La condamnation à mort sans preuves du nationaliste
breton pris dans l'engrenage de l'espionnage international
parut mettre un terme à l'une des affaires les plus
troublantes de la dernière guerre. Or, Geffroy n'a jamais
cessé de proclamer son innocence ! Gracié, son procès
n'a jamais été révisé. Jeté sans armes dans l'enfer de
Dunkerque, sa tête deux fois mise à prix par les tribunaux
d'exception, l'autonomiste breton a échappé à un
triple assassinat politique.
Vous lirez avec émotion ce récit passionnant qui est à
la fois un plaidoyer pour l'autonomie de la Bretagne et
des minorités conquises, une condamnation de la haine
des hommes, un cri de révolte contre l'injustice et la barbarie
pénitentiaire, mais aussi un poignant réquisitoire
contre la peine de mort en matière politique.
Cet ouvrage est illustré de nombreuses photos inédites et rares.