Institution universitaire et mouvements étudiants : entre intégration et rupture ?

Institution universitaire et mouvements étudiants : entre intégration et rupture ?
Les auteurs de ce livre s'interrogent sur les rapports qu'entretiennent mouvements étudiants et institution universitaire au fil du XX<sup>e</sup> siècle, en France et ailleurs dans le monde.
La contestation voire la rupture font bel et bien partie intégrante de l'institution, cette « histoire faite chose » pour reprendre la définition de Pierre Bourdieu. Elles en font partie intégrante en tant que formes extrêmes et paradoxales, pourtant constituantes.
À travers les mouvements étudiants, émergent des identités d'université et des identités étudiantes. Mais comment les qualifier au juste ? Et, au prisme des « revendications » et des « réformes », les mouvements étudiants sont certes pris entre « intégration » et « contestation », mais que veulent dire là aussi ces mots ?
Lorsqu'il est question du rapport qu'entretiennent institution universitaire et mouvements étudiants, deux pôles se dessinent : l'un autour de la notion de « participation », tirant du côté de l'institution ; l'autre attirant les mouvements étudiants du côté du refus et de la violence au sens large, verbale et langagière ou physique à l'extrême. Sous cette vision un peu convenue, sinon manichéenne, transparaît insensiblement et presque « naturellement », pourrait-on dire, l'idée d'instrumentalisation et de récupération.
Que reste-t-il (superficiellement) au soir d'un mouvement finissant dans l'esprit de ses acteurs, quels qu'ils soient, sauf cette sempiternelle question : qui a instrumentalisé qui et à qui a profité le « crime » ? Bref, qui récupère qui ?
C'est précisément à ce réel, complexe sinon contradictoire, que ce livre collectif a souhaité se confronter.
Une réflexion polyphonique et approfondie sur les mouvements étudiants et l'université dans le monde.