Lucie ou Le retour au pays

Lucie, la petite adolescente aperçue dans une gargote de Yaoundé
par le jeune et fringant bachelier Solo, devenu plus tard un brillant
avocat d'affaires au prestigieux barreau de Paris, est un véritable
«chemin de Damas» pour cet éminent membre de la diaspora qui,
depuis dix ans, traîne sa dégaine de jeune premier entre Montmartre
et les boutiques chic de la Madeleine à Paris.
Lucie est la petite voix lancinante qui semble murmurer avec
une insistante douleur à l'avocat camerounais de revenir au pays
pour prendre part au noble combat du développement de sa terre
natale. Comme l'affirme Solo, Lucie est vraiment, ainsi que le
suggère l'étymologie de son nom ( Lux, Lucis , du latin «lumière»),
la lumière qui éclaire sur le chemin du retour au pays :
«Tu t'appelles Lucie, tu es l'étoile du matin qui m'a guidé et sorti
d'une vie de luxe insolent, arrogant, sans vrai but : celui de se mettre
au service des autres, des miens.»
Ce roman est un hymne à l'engagement pour l'Afrique par ceux
qui sont allés chercher les armes de la connaissance en Occident et
qui, au lieu de considérer celui-ci comme un Eldorado, rêve auquel
on s'accroche avec indolence, doivent revenir chez eux bâtir le futur
de l'Afrique.