Les prolos

Lorsque Louis Oury est embauché dans une
usine du Haut-Anjou en 1950, ce sont les prolos
qui font irruption dans sa vie. Il subira comme
apprenti les tâches pénibles et les brimades
des anciens et des «petits chefs». Quelques
années plus tard, il entre aux chantiers navals
de Penhoët ; c'est à nouveau le choc avec un
monde brutal où il découvre la solidarité
ouvrière. Il se retrouve parmi «les siens»
pendant les grèves de Saint-Nazaire et les
émeutes contre les forces de répression,
coordonnées par l'ancien chef de la Gestapo
départementale. Les lancements de navire, les
affrontements avec les C.R.S. et les chantiers à
plusieurs dizaines de mètres d'altitude, telles
sont les images fortes qui émaillent ce récit
poignant et empreint de poésie, témoignage
capital sur la condition ouvrière du 20<sup>e</sup> siècle.