Prières des musulmans chinois

L'islam chinois est mal connu, surprenant, aux couleurs et aux
langues diverses et variées, turque, mongole et bien sûr chinoise.
Il est présent partout en Chine, dans les déserts du Xinjiang, dans
les steppes mongoles, sur les marches du Tibet du nord, au Tibet
même, dans les provinces du Nord-Ouest, à Pékin, et dans les
principaux ports de la mer de Chine, à Shanghai, à Quanzhou et
enfin à Canton où a été bâtie, au XI<sup>e</sup> siècle, l'une des plus anciennes
mosquées du pays. C'est l'imam de cette mosquée qui a fait imprimer
sur planches de bois, en 1876, un ouvrage de dévotion en arabe et
en persan intitulé Les Prières des musulmans chinois. Cet ouvrage est
un exposé précis des prières qui sont récitées pendant la journée et
au moment des fêtes religieuses, le Ramadan, la nuit de l'ascension
de Muhammad, la nuit du destin, etc. Il a été traduit en français
en 1878 par René Basset († 1924) alors élève de l'École des langues
orientales et futur spécialiste du monde musulman. Cet ouvrage,
reproduit ici dans son intégralité, est précédé d'une brève introduction
de Thierry Zarcone sur l'histoire de l'islam à Canton et dans les
ports de la mer de Chine, et d'un choix de textes écrits par des
voyageurs qui ont rencontré et décrit les musulmans de cette région
à la fin du XIX<sup>e</sup> et au début du XX<sup>e</sup> siècle.