Ahmed Sékou Touré (1922-1984) : président de la Guinée de 1958 à 1984. Vol. 6. 1970-1976

Le tome 6 de cette biographie couvre la période qui va de la tentative
de débarquement à Conakry, le 22 novembre 1970, par des forces
portugaises et des exilés guinéens opposants à Sékou Touré, jusqu'à la
normalisation des relations diplomatiques entre Conakry, Bonn et Paris, en
passant par l'intense campagne d'arrestations, d'interrogatoires et
d'exécutions qui a suivi l'«agression» de 1970, la nomination d'un
Premier ministre à la tête du gouvernement guinéen, l'assassinat
d'Amilcar Cabral... Il se poursuit par la relation de l'arrestation puis de la
mort de Diallo Telli, avec la dénonciation du «complot peul» et la
répression qui en a découlé, et se termine avec l'interdiction en octobre
1976, par le gouvernement français, de l'ouvrage de Jean-Paul Alata
Prison d'Afrique...
Lors du 8ème Congrès du Parti Démocratique de Guinée (PDG) tenu à Conakry en
septembre/octobre 1967, Sékou Touré, déjà président de la République, chef du
gouvernement et secrétaire général du PDG, est nommé Responsable Suprême de la
Révolution. Après la tentative de débarquement à Conakry, en novembre 1970, de forces
portugaises et d'exilés guinéens, l'homme qui en 1958 a dit "non" à la Communauté française
préconisée par le général de Gaulle est souvent présenté comme celui qui a fait échec à une
agression extérieure. Sans doute inspiré d'icônes moyenâgeuses russes, un dessin, également
reproduit sur des banderoles, des affiches et des pagnes, le montre en "Saint Georges
terrassant le dragon", ce dernier étant le colonialisme. (Musée du costume, Bâle - Suisse,
donation Mme Fanny Lalande-Isnard, qui a reçu ce pagne à Conakry fin 1967).