A la soupe !

La soupe qui est servie ici, c'est la bonne soupe au
fumet de cynisme et d'arrivisme dans lequel le
«héros» va plonger à pleines louches, dès lors qu'il
aura compris qu'avec la morale ordinaire on n'arrive
nulle part. Car si l'on veut suivre la «nouvelle
morale» de la classe d'affaires qui est en train de
prendre le pouvoir, il faut tricher avec les valeurs sur
lesquelles s'est bâtie la Corée traditionnelle. On
assiste ainsi à la victoire du mensonge et de la manipulation,
par l'association du carriérisme et du banditisme,
se parachevant dans la trahison, le meurtre
impuni, le viol, et triomphant dans l'hypocrisie avec
la bénédiction des médias ! C'est un tableau pour le
moins corrosif, sous forme d'une comédie au rythme
infernal qui nous montre la «résistible» ascension
d'un petit aide comptable minable en cadre dirigeant
adulé pour sa seule réussite que la nouvelle Corée
salue : celle de l'argent et du pouvoir.