La moitié de l'homme, c'est la femme

Victime en 1957 du «Mouvement de rectification
contre les droitiers», Zhang Yonglin, un jeune intellectuel,
connaît la prison et les camps de rééducation par
le travail avant de devenir ouvrier agricole dans une
ferme d'État. En 1975, il retrouve une femme, Huang
Xiangjiu, qu'il a entrevue, désirée et perdue huit
années auparavant, et dont l'image hante ses rêves
depuis plus longtemps encore.
Document de première main sur les bouleversements
politiques et sociaux de la Chine pendant
la seconde partie du XX<sup>e</sup> siècle, ce récit, largement
autobiographique, est aussi et surtout un roman
d'amour.
Dès sa parution, en 1985, La moitié de l'homme, c'est
la femme a suscité en Chine de violentes polémiques.
Parce qu'il rompt avec le puritanisme de la morale
confucéenne comme de la littérature socialiste, les uns
l'ont regardé comme un roman érotique, les autres
comme un ouvrage contestataire. L'ambition de ce
livre est tout autre : c'est un credo philosophique en
un retour aux sources de l'énergie humaine - l'amour
et le bonheur.