La Ville mémoire : contribution à une sociologie du vécu

Parce que l'éclatement des villes de par le monde implique une complexité de forces et de formes, une production de sens infinis, en particulier ce désir collectif de vouloir la ville, de revendiquer un lieu, un territoire qui sert de repère à l'identité culturelle ; parce qu'aujourd'hui, nous vivons des moments de rupture dans lesquels la mise en jeu des stratégies offensives et défensives de certains acteurs sociaux (les usagers) se donnent à voir dans le quotidien, il est urgent d'explorer le mécanisme de la mémoire collective. C'est le but de cet ouvrage qui ouvre une voie nouvelle à la sociologie qualitative.
L'apport méthodologique requiert l'attention dans ce livre, il s'appuie sur les fondements d'une sociologie du vécu urbain. Lorsqu'elle devient le théâtre de la résurgence du culturel et du sacral, obsédée par les origines, pénétrée de reviviscence, la ville devient alors la ville double, la ville mémoire. L'auteur s'attache à l'analyse de l'impact de cette effervescence qui caractérise ces foyers de pause et de transit urbains dans lesquels s'opèrent les solidarités nouvelles, la dynamique spontanée de l'insertion et les projets d'innovation.
Il s'agit ici d'une réflexion sociologique qui désire dire son temps et son lieu, une épistémologie du quotidien, du sensible et des sens.