Laurent Pariente, Saihô-ji, Kyôto : La Maréchalerie 2007, Villa Kujoyama 2007 : exposition, Versailles, La Maréchalerie, du 5/10/2007 au 15/12/2007

Artiste français né en 1962. Laurent Pariente vit et travaille à New York. Il a notamment
exposé au Henry Moore Institute, à Leeds (GB), en 1996, et au musée Bourdelle, à
Paris, en 2006. Il a également réalisé en 1996, à Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais)
un bâtiment industriel pour la Compagnie Lefranc, Le Panetier. Laurent Pariente
exposera au Mudam, Musée d'Art moderne du Luxembourg, en 2008.
Titulaire en 2006 d'une bourse de l'Association française d'action artistique à la
Villa Kujoyama, résidence d'artistes à Kyôto, il s'est intéressé au théâtre Nô et aux
jardins japonais. Parmi beaucoup d'autres, il a photographié l'un des plus anciens de
Kyôto, le Saihô-ji, créé pendant l'époque Muromachi par Musô Kokushi (1276-1351).
Si l'oeuvre qu'il crée en octobre 2007 à La Maréchalerie - centre d'art
contemporain de l'école nationale supérieure d'architecture de Versailles, fait écho à
ses travaux antérieurs, ses propositions de jardins pour la Villa Kujoyama, développées
lors d'un nouveau séjour en 2007, les amplifient sur un registre insoupçonné.
Bien que très tôt j'aie eu l'intuition de mon insignifiance dans l'immensité du monde,
il m'a fallu attendre la moitié d'une vie pour prendre conscience que je suis fait, ainsi
que tous les êtres et objets de ce monde, de poussière d'étoiles ; que j'appartiens,
ainsi, plus au cosmos qu'à la terre ; que ma place dans l'espace et le temps équivaut,
à l'échelle de l'univers, à un battement de paupière.
Très vite, j'ai ainsi compris que nous sommes le fruit d'un pur hasard et d'un
heureux concours de circonstances dont la précision s'évalue à l'échelle de la
particule atomique. Un infime changement dans la chimie et la mécanique de l'univers
et je ne serais pas là pour en parler. L'univers, cependant, existerait toujours.
Ce qui est paradoxal et prodigieux, et dont l'origine nous échappe encore,
c'est cette conscience qui m'est donnée de me comprendre, ainsi, comme une
partie, même minuscule, du monde entier. Cette conscience-là me paraît sans limite,
immense, comme l'univers.
Laurent Pariente