Au nom de mes ancêtres (qui ne sont pas des Gaulois) : essai

Comment vivre notre «francité» au sein d'une république
laïque, une et indivisible tout en préservant de façon
dynamique une singularité sociale et culturelle,
«mahorité», proche de l'océan indien et de l'Afrique ? C'est
de cet enjeu profond qu'il est question dans cet essai.
Ce livre est le résultat d'un questionnement sur l'existence
ou pas d'une conscience collective des Mahorais que nous
sommes. Ce questionnement a pour origine le constat d'une
réalité, celle d'une société mahoraise qui essaie de cacher sa
singularité, une singularité qui finit toujours par reprendre
le dessus. En effet, en dehors de la revendication populaire
«nous voulons être Français pour être libre» à travers le statut
de département d'Outre-mer, se cacherait d'autres paradoxes :
A chaque fois et à chaque instant, je me questionne :
«est-ce que nous savons ce que nous voulons, est-ce que
nous savons où nous voulons aller, au-delà de la revendication
légitime de la départementalisation de l'île ?».
«Est-ce que le fait de dire oui haut et fort et penser non
tout bas serait quelque chose de culturelle qui remonterait à
nos ancêtres ?».