Post-punk : 1978-85

En janvier 1978, les Sex Pistols se séparent
après un concert désastreux au Winterland de
San Francisco. Quelques mois plus tard, Johnny
Lydon pose les bases du post-punk à la tête
de Public Image Ltd. Siouxsie and the Banshees,
The Slits, The Cure et Joy Division ne tardent pas
à s'engouffrer dans la brèche.
Les barrières entre les tribus urbaines tombent
les unes après les autres. Ex-punks et clubbers
se mélangent au Batcave, sous le regard rehaussé
de rimmel du futur Boy George, tandis que des
aventuriers sonores nommés Killing Joke, Virgin
Prunes ou Alien Sex Fiend repoussent toujours
plus loin le seuil de la douleur, et que Depeche
Mode et U2 convoitent les places laissées vacantes
par les dinosaures des années 1970.
La France aussi connaît sa révolution post-punk,
avec Elli & Jacno, Indochine, Rita Mitsouko,
Étienne Daho et Taxi Girl, tenants d'une pop
«qualité France», et plus tard, avec Bérurier Noir
et les Garçons Bouchers qui abattent les murs qui
séparent les squats des charts.
Au milieu des années 1980, les héros rentrent
dans le rang (trop de MTV, de Live Aid, de drogues,
d'argent...), mettant un terme à la dernière grande
vague de créativité qu'ait connu la pop music.