Blessures de guerre

Jeune, jolie et pleine de vie, Lisa est ouvrière dans une usine textile.
Face aux abus des patrons, les Ferrari, elle fait intervenir les syndicats et
menace d'organiser une grève. Mais Gualtiero Ferrari et son fils Sandro
font pression sur elle et la mettent à l'écart. Après des mois de bras de
fer, arrive l'irréparable : un soir, Sandro la viole dans le vestiaire des
ouvrières. Quelques jours plus tard, Lisa démissionne sans donner d'explications.
Pour la jeune femme, c'est le début d'une longue période
durant laquelle elle passe de la rage à une profonde dépression, fuit sa
famille et ses amis qui ignorent tout. Lisa ne sait comment reprendre
une vie normale, ni même si elle doit dénoncer le violeur. Pire : elle se
demande si elle a vraiment été la victime d'un maniaque sexuel ou s'il
n'y a pas autre chose, une violence froidement réfléchie poursuivant un
objectif bien précis.
Servi par une écriture remarquablement maîtrisée dont la dureté
n'exclut jamais l'émotion, Blessures de guerre dresse avec les armes de
la fiction le portrait sans concession d'une vie prise dans les mécanismes
impitoyables de la machine économique.