La maison de David

«Alors, la gorge serrée, Martial comprit que son frère
n'avait que lui, n'aurait jamais que lui - lui seul parmi les
milliards d'individus qui peuplaient la planète. Il comprit
du même coup ce que signifiait admirer quelqu'un en
secret, dépendre de quelqu'un, l'attendre tous les jeudis,
et à quel point l'être humain devait se montrer endurant
pour supporter de telles humiliations.»
Bruxelles, un printemps pluvieux. Martial, artiste qui
a du mal à vendre ses tableaux, rencontre une femme
désespérée et l'aide à retrouver l'envie de vivre. Serait-ce
le début d'une histoire d'amour ? Non, Martial a peur
d'aimer. Il n'admet que le plaisir et l'amitié. Et encore,
car sans cesse l'accompagne l'ombre d'un frère «pas
comme les autres». Changera-t-il au fil des mois où
d'autres inconnus entreront dans sa vie, lui faisant voir
plus clair en lui-même à travers leurs propres inquiétudes ?
Nostalgiques d'un bonheur peut-être jamais connu,
les personnages de Michel Lambert se rapprochent et
s'éloignent dans la grisaille d'un quotidien émaillé
d'instants de lumière, de cocasserie. Désabusés mais
persistant à croire, ils nous transmettent la beauté de
leur espoir.