Insignes & tenues des aumôniers militaires français depuis 1852

Le 31 mars 1852, Napoléon III crée le corps des aumôniers de la Flotte, première
institution centralisée et hiérarchisée qui assure l'accompagnement spirituel des
marins. La guerre de Crimée le conduit, en 1854, à attacher des aumôniers à l'armée
d'Orient. De Sébastopol aux tranchées de la Première Guerre, à Londres en 1940, en
Indochine, en Algérie, en Afghanistan, sur les mers ou dans les airs, l'aumônier est
aux côtés de tous ceux, catholiques, protestants, juifs, musulmans ou orthodoxes,
qui attendent le secours de leur religion. Padre, boüt ou marab , comme on le nomme
souvent, l'aumônier est un symbole visible. "Ni rang, ni grade" : l'aumônier a
coutume de dire qu'il porte le grade de celui auquel il s'adresse ! Qu'il revête une
tenue ecclésiastique ou l'uniforme, les insignes de culte et de fonction sont les seules
marques distinctives de sa mission. Si les livres de souvenirs d'aumôniers sont
nombreux, si l'histoire même de l'aumônerie a été largement étudiée, aucune
recherche n'avait encore été menée sur les insignes et tenues des aumôniers de
l'armée française. Pour la première fois, méthodiquement, textes réglementaires à
l'appui de 1852 à nos jours, ils sont répertoriés, identifiés et illustrés, pour chaque
armée et chaque religion. À la rigueur du travail des auteurs s'ajoute une
iconographie d'une richesse exceptionnelle qui fait de ce livre un outil de mémoire
du patrimoine religieux, mais aussi et surtout un ouvrage de référence pour tous les
amateurs d'histoire ou de symbolique militaire, et les collectionneurs.