La conservation de la biodiversité en zone de conflits : le barrage Ruzizi III : alternatives et évaluation des impacts environnementaux dans la région des Grands Lacs africains

La conservation de la biodiversité en zone de conflits
Le barrage Ruzizi III : alternatives et évaluation des impacts environnementaux dans la région des Grands Lacs africains
L'hydroélectricité est à présent la plus importante des options énergétiques économiquement réalisables et renouvelables dans la région des Grands Lacs africains. La production de l'électricité photovoltaïque et éolienne reste encore plus chère que la production de l'électricité classique. L'énergie géothermique, quoique disponible, n'avait jamais été sérieusement envisagée dans le passé pour subvenir aux besoins énergétiques de la région. Par ailleurs, du côté rwandais, des études sur la question sont avancées et le projet très prometteur.
La prédominance du secteur résidentiel dans la consommation énergétique régionale (soit 80 % de l'électricité produite) fait du secteur énergétique un élément d'une pertinence capitale dans le processus de reconstruction et de développement des pays concernés, les forêts congolaises concentrant environ 67 % des réserves mondiales d'eau douce et d'écosystèmes. Cette réalité fait des forêts congolaises un véritable poumon de l'humanité, après l'Amazonie et, partant, un enjeu géostratégique, économique, social et politique majeur dans la région.
Pour combler le déficit observé en matière de fourniture en énergie électrique dans la région, un projet de barrage hydroélectrique connu sous le nom de « Ruzizi III » a été initié par les États membres de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL), à savoir la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et le Burundi. S'il est vrai que l'aménagement de cet ouvrage reste une nécessité absolue pour une région dont une grande partie reste dépourvue en électricité, il est d'autant plus vrai que si des mesures appropriées ne sont pas engagées en amont, le développement d'un tel projet pourrait générer des impacts négatifs sur l'environnement de manière à déséquilibrer les écosystèmes mais aussi le mode de vie des populations dont plus de 80 % survit grâce et par les apports des forêts en présence.
Fondé sur une expertise de terrain, le livre suggère des pistes de solutions nécessaires à la minimisation des impacts négatifs d'un tel projet sur l'environnement et les écosystèmes pour un monde meilleur.