Une analyse comparative des procédures de faillite : France, Allemagne, Royaume-Uni

En moyenne, 40 000 entreprises - essentiellement des PME - sont concernées
chaque année en France par des procédures de redressement ou de liquidation
judiciaire.
C'est pourquoi l'Observatoire des PME d'OSEO, en collaboration avec l'Institut
CDC pour la recherche de la Caisse des dépôts, a proposé à des universitaires
spécialistes de ce sujet de réaliser une analyse comparative de ces procédures
dans les trois principales économies européennes : la France, l'Allemagne et
le Royaume-Uni, afin d'en étudier l'efficacité économique.
La comparaison des législations s'appuie sur l'exploitation de dossiers d'entreprises
défaillantes, ces dossiers comprenant les documents établis par les
tribunaux et les mandataires intervenant tout au long de la procédure. Ces
documents contiennent des informations sur les causes de la défaillance,
les structures d'actifs (valeurs économiques) et de passif (par rang de priorité),
ainsi que sur les recouvrements des différents créanciers et les coûts
de faillite. Cette approche est d'autant plus justifiée qu'il existe très peu de
données européennes sur ce sujet.
L'étude permet de dégager de grandes logiques quant au traitement judiciaire
des difficultés financières des petites et moyennes entreprises selon les pays.
Elle met aussi l'accent sur des entreprises petites et moyennes. Car pour ces
entreprises, qui constituent l'écrasante majorité des entreprises défaillantes,
la procédure collective reste avant tout une procédure de liquidation. En
effet, si toutes les législations prévoient dans leurs dispositifs des possibilités
de continuation et de cession, celles-ci demeurent d'un usage marginal et
sont, de fait, mises en oeuvre dans les défaillances des entreprises les plus
importantes.