S'implanter en Slovaquie : documentation arrêtée au 1er octobre 2003

Les échanges franco-slovaques ont toujours été dynamiques : entre 1993
et 2000, ils ont été multipliés par cinq et en 2001, leur taux de progression a
encore été de 16,1 %, la France venant en tête des pays européens pour le taux
de progression de ses échanges avec la Slovaquie. En 2002 ils se sont élevés à
1 303 millions d'euros, leur taux de progression ayant encore été de 15,6 %,
nos exportations (627 millions d'euros), augmentant plus vite (+ 18 %) que
nos importations (676 millions d'euros, + 13,4 %).
Depuis 1991, de nombreuses entreprises françaises s'étaient déjà implantées
en Slovaquie, notamment dans l'industrie agroalimentaire et dans le secteur
des industries mécaniques, mais l'investissement français le plus visible restait
celui du groupe Rhône-Poulenc qui avait repris l'usine Chemlon de Humenne,
dans l'Est de la Slovaquie, dès 1992. Plus récemment le Groupe France Telecom
est entré en 1997 dans le capital de Globtel lors de sa création, puis en a pris
le contrôle en 2000 en rachetant les parts de Slovtel, Globtel devenant Orange
Slovakia en 2002. En 2000, DEXIA a pris le contrôle de la banque slovaque
Prva Komunalna Banka par le biais du consortium qu'elle a formé avec
l'établissement autrichien Kommunal Kredit.
Les opérations les plus significatives réalisées en 2001 par les groupes français
ont été celles de Carrefour, de Banques populaires Natexis, de Bacou-Dalloz et
de Plastic Omnium.
En 2002, La France est devenue selon la BNS le troisième investisseur en Slovaquie
(hors secteur bancaire) en stock d'investissement au 31 décembre 2002, derrière
l'Allemagne et les Pays-Bas. Ce dernier pays étant connu comme pays de transit
des capitaux investis, pour des raisons fiscales, on peut penser que la France
est devenue en fait le deuxième investisseur étranger en Slovaquie, hors secteur
financier. Cette progression est due à deux opérations majeures, celle d'EDF et
surtout celle de GDF qui a massivement investi dans ce pays.
Enfin, l'arrivée de PSA Peugeot-Citroën à Trnava en 2003 s'accompagne d'un
regain d'intérêt très significatif des entreprises françaises pour la Slovaquie.
Il y a aujourd'hui plus de 170 filiales à intérêt français en Slovaquie (détenues à
plus de 10 % par un ou des actionnaires français), alors que le nombre de celles-ci
n'était que 130 en 1999.