Le droit international de la sûreté maritime de 2002 en Afrique subsaharienne

Les conséquences des évènements dramatiques du 11 septembre 2001 aux États-Unis
ont assurément marqué un grand tournant dans la réglementation et les
pratiques maritimes internationales comme les ont précédés, il y a bien longtemps,
les catastrophes du Titanic en 1914 et du Torrey Canyon en 1967.
Les évènements de 2001 instituent un véritable droit international de la sûreté
maritime consacré par le Chapitre XI-2 de la Convention SOLAS de 1974 telle
qu'amendée en 2002 et le Code international pour la sûreté des navires et des
installations portuaires (Code ISPS).
La particularité de ce droit international de la sûreté maritime est que son entrée
en vigueur va entraîner un profond bouleversement des règles de gestion des
ports maritimes jusque-là bien établies, en ce sens que les ports sont l'un des deux
éléments substantiels de ce droit et c'est une grande première en droit maritime,
l'autre élément, pour information, étant bien sûr le navire.
Aussi l'intérêt de l'ouvrage est-il d'exprimer autant que faire se peut le choix
cornélien par ailleurs indispensable qu'ont eu à faire les États de l'Afrique subsaharienne
entre l'effectivité obligatoire du droit international de la sûreté maritime de
2002 à court terme mais aussi à tout prix, et la préservation de l'avenir de ce droit
dans leurs États respectifs et régions, et dont est désormais tributaire leur devenir
économique. Mais en fin de compte, qui dit effectivité durable du droit international
de la sûreté maritime en Afrique subsaharienne, ne dit-il pas responsabilité
collective durable ?