Mauvais garçons

Mauvais garçons
Éditeur: Futuropolis
2009ISBN 9782754803298
Langue : Français

«Je suis l'une des rares personnes - s'il en reste encore - moyennement cultivées,

qui prenne le roman policier au sérieux. Je ne veux pas dire que je prends nécessairement

au sérieux ce que j'écris, ni ce qui est écrit par d'autres - je parle du roman

policier comme genre.»

Lettre de Dashiell Hammett à Blanche Knopf, 20 mars 1928.

«Hammett a délogé le meurtre des palais vénitiens pour le "balancer" dans la rue ;

non pas que le crime doive y traîner indéfiniment mais il était bienvenu de se défaire

le plus possible des chichis bourgeois d'Emily Post. Au cours de presque toute sa

carrière, il écrivit pour un public qui entretenait une attitude tranchée, agressive,

envers la vie. Ce public ne redoutait pas l'immoralité du monde, celle-ci faisait partie

de son quotidien. La violence ne le choquait pas, il la retrouvait en bas de chez lui.

Hammett remit le crime entre les mains d'assassins dissimulant de solides mobiles

et utilisant les moyens à leur disposition ; adieu cadavre exécuté arbitrairement à

coup de pistolets de duel sculptés, de curare ou de poisson tropical. Dans ses livres,

il décrivit les gens tels qu'ils étaient et il les fit penser et parler, dans ses intrigues,

avec le langage qui leur était familier. Il avait son style personnel, bien que son public

ne s'en aperçût pas puisqu'il utilisait une langue soi-disant dépourvue de titres

de noblesse.»

Raymond Chandler, «Le crime est un art simple», 1944.

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