L'Empire romain tardif : 235-395 apr. J.-C.

Dans ses structures mentales ou matérielles, le monde des hommes et des
femmes de l'Antiquité est relativement éloigné du nôtre. Toutefois, pour
nous, ces vies sont largement diseuses d'histoire, notre civilisation étant
pour partie bâtie sur la leur. Tour à tour riche, guerrier, pacifique, parfois
impérialiste, le vécu des hommes de cette époque dépasse ainsi le rôle de
l'héritage pour être un fragment de l'histoire humaine.
L'Antiquité, une histoire
est une collection d'initiation pour tous ceux,
étudiants ou non, qui veulent essayer de comprendre l'histoire des mondes
anciens de la Méditerranée.
L'Empire romain, après l'apogée de l'époque sévérienne, est entré dans
une longue phase de turbulences, auxquelles Dioclétien d'abord, puis
Constantin, ne purent mettre fin qu'au prix d'une transformation en
profondeur du système jadis mis en place par Auguste. Après avoir
mesuré l'ampleur des difficultés du III<sup>e</sup> siècle, en accordant une place
importante au problème barbare qui en fut la cause première, l'ouvrage
met en valeur les deux facettes de l'oeuvre de Dioclétien, à la fois restauratrice
et novatrice, puis analyse longuement les différents aspects du
nouvel empire chrétien construit par Constantin et ses successeurs, jusqu'au
fractionnement de 395. Redonnant à l'indispensable récit événementiel
une place notable, il souligne aussi et surtout, à la lumière des
recherches des trente dernières années, les spécificités politiques,
sociales, économiques, religieuses et culturelles du IV<sup>e</sup> siècle, en montrant
pourquoi la perspective d'un effondrement, trop longtemps chère
aux historiens modernes, resta alors étrangère aux Romains. Destiné
aux étudiants de Deug et de licence, il s'adresse aussi aux candidats aux
concours désireux de compléter leur culture générale sur une période
décisive dans la construction de l'identité européenne.