Ma drôle de vie : star ambigüe du Tout-Paris de la guerre

Ma drôle de vie : star ambigüe du Tout-Paris de la guerre

Ma drôle de vie : star ambigüe du Tout-Paris de la guerre
Éditeur: Dualpha
2002204 pagesISBN 9782912476593
Format: BrochéLangue : Français

À la veille de Deuxième Guerre mondiale, Corinne

Luchaire est une jeune star du 7<sup>e</sup> Art, promis à brillant

avenir d'actrice. Mais c'est aussi la fille de Jean Luchaire,

directeur des Nouveaux Temps à partir de novembre 1940

et imposé par son ami Otto Abetz à la tête des organisations

professionnelles de presse : la Corporation nationale

de la presse française. Jean Luchaire prônera ouvertement

la Collaboration - bien qu'ayant protégé des juifs,

notamment Simone Kaminker, la future actrice Simone

Signoret). En 1944, à Sigmaringen, son père lancera encore

un quotidien destiné aux français du STO et sera

nommé commissaire à l'information de la Commission

gouvernementale créée par Fernand de Brinon. Réfugié

en Italie, la famille Luchaire est finalement arrêtée et le

père condamné à mort et exécuté le 22 février 1946. À

travers le regard sincère et souvent ingénue de Corinne

Luchaire, ses confidences et ses souvenirs - notamment

ses rencontres ou ses amitiés dans le monde de la politique

(Otto Abetz, Curzio Malaparte, le ministre de

Mussolini Pavolini, les Français de Sigmaringen, etc.) et

du spectacle (Jean-Pierre Aumont, Danielle Darrieux,

Fernand Gravey, Michel Simon, Charles Trénet, Ray

Ventura, etc.), tous les événements dramatiques, mais

aussi bouleversants et fascinants d'une époque qui ne

cesse encore aujourd'hui de nous hanter.

«... un témoignage de première main sur la petite

histoire de ces années noires. (...) Combien d'actrices

eurent pour père un grand collaborateur et connurent

aussi bien le Tout-Paris de l'Occupation, avant de

disparaître en pleine jeunesse ? Une auréole sulfureuse

qui a fait de Corinne Luchaire une star ambigüe qui

exerce une certaine fascination sur les connaisseurs de

l'époque». ( Marianne , n° 250)

«Le document est étrange dans sa sérénité, sa distance,

comme s'il venait d'outre-tombe. Corinne Luchaire ne

hausse jamais le ton, ne cherche jamais à se disculper.

elle n'a point de remords ; aucune inquiétude, aucun

doute ne l'effleurent. Elle parle avec la même amitié,

la même confiance, des officiers allemands qu'elle

fréquente et des juifs avec qui elle bavarde dans le

sanatorium où elle se soigne». ( Le Figaro , février 2002)

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