La cuisine des mémés

Il était une fois, au tout début du
xx<sup>e</sup> siècle, la ferme du Bastar. On y vit pauvrement, mais on y mange richement.
Il y a là le grand-père silencieux, la grand-mère qui connaît les secrets
des plats du pays, Patience qui braconne le poil et la plume, Monsieur le
Curé qui a toujours une petite faim après l'Angélus, et surtout la drôlesse,
une gamine qui voit tout et dont la langue est bien pendue.
Voici, avec la langue familière, ironique, inimitable d'Alain Pujol, de succulents
contes culinaires, glanés à la source même de la sagesse et de la
malice ancestrale...
Leçons de choses et de vie paysannes, telle est La cuisine des mémés , que
l'on peut savourer comme un roman ou utiliser pour retrouver des recettes
oubliées : cailles de vigne en robe verte, salmis de sarcelles d'hiver,
brochettes d'alouettes-pipi ou beignets de fleurs d'acacia.
Alain Pujol redonne ses lettres de noblesse au génie de la langue parlée,
ressuscite un monde rural presque disparu et absout du joli péché de gourmandise.
C'est émouvant comme une dictée d'avant-guerre, savoureux
comme du Pagnol, simple et frais comme un bonjour...