Le More-Lack ou Essai sur les moyens les plus doux et les plus équitables d'abolir la traite et l'esclavage des Nègres d'Afrique en conservant aux colonies tous les avantages d'une population agricole

Le More-Lack
Le More-Lack représente une exception dans la littérature abolitionniste du XVIII<sup>e</sup> car il réunit deux types apparemment inconciliables d'écriture : d'un côté, le soi-disant témoignage passionné d'un jeune homme qui a vécu l'expérience déchirante de l'esclavage dans les colonies américaines, de l'autre l'essai, rigoureusement documenté, qui fait le point sur le débat concernant la traite négrière et l'esclavage et propose des solutions. Cette réédition révèle pour la première fois un véritable patchwork de lectures abolitionnistes. Un mélange bien dosé qui parle au coeur mais qui sollicite aussi la raison. Un acte d'accusation impitoyable contre l'Europe, contre sa soif de richesses qui génère « la douleur, les tourments, la mort même de ses semblables ».
« O Magistrats ! ô souverains de l'Europe ! vous qui donnez paisiblement dans vos palais, tandis qu'on nous égorge, vous ignorez toutes ces atrocités ; c'est cependant en votre nom qu'elles sont commises sur les côtes d'Afrique. »
Le More-Lack
« On ne peut pas faire l'histoire des chasseurs en oubliant l'histoire du gibier. »
Ernest Pépin, « Le 14 juillet d'Isidore »