Unuma tejemonae. Union mes frères : de Cantaous à Coromoto, l'oeuvre des religieuses de Saint-Joseph de Tarbes au Venezuela (1843-2000)

Unuma tejemonae. Union mes frères : de Cantaous à Coromoto, l'oeuvre des religieuses de Saint-Joseph de Tarbes au Venezuela (1843-2000)

Unuma tejemonae. Union mes frères : de Cantaous à Coromoto, l'oeuvre des religieuses de Saint-Joseph de Tarbes au Venezuela (1843-2000)
Éditeur: PULIM
2004334 pagesISBN 9782842873202
Format: BrochéLangue : Français

La congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Tarbes naît en 1843 à Cantaous,

petit hameau de Bigorre. Aux trois voeux de religion, chasteté, pauvreté, elle fonde sa

vocation sur l'enseignement et l'attention aux malades. En 1882, la politique de

laïcisation du gouvernement français pousse les religieuses à créer des missions à

l'étranger afin d'échapper aux persécutions. C'est ainsi qu'à la demande du président

Rojas Paul, elles arrivent au Venezuela en 1889, pour s'occuper de l'hôpital Vargas de

Caracas. Elles s'intègrent rapidement aux réalités d'un continent si différent du leur et

acceptent le défi de l'acculturation, en dépit des conditionnements géographiques et

historiques.

En 1919, la fondatrice de la mission, Mère Saint Simon, quitte le Venezuela.

Les tarbésiennes sont désormais bien implantées en terre américaine. Les vocations en

majorité nées dans le pays, confèrent à la congrégation une place toute particulière au

sein de la société vénézuélienne et des autorités vénézuéliennes.

Le prestige des religieuses va grandissant : des générations entières de jeunes

filles passent par les écoles qu'elles ont fondées (El Paraiso, La Florida,...) façonnées

par des personnalités hors du commun.

En 1979, influencés par le renouveau, l'exigence éthique et évangélique

manifestés par Vatican II puis Medellin et Puebla, elles répondent à la demande du

vicaire apostolique de Puerto Ayacucho, monseigneur Enzo Ceccareli, de fonder une

mission en Amazonie, dans un contexte de participation active et responsable des

agents qui composent chacun des villages de la mission avec leur culture propre et leur

projet d'autogestion. Basé sur une connaissance approfondie de la réalité environnante

et une valorisation des cultures autochtones, le travail évangélique des religieuses

apparaît comme une réponse possible aux communautés opprimées, dans la nécessaire

prise de conscience du droit qu'ont les populations à régir leur destin, dans le respect de

leur identité, de leurs cultures et langues (éducation interculturelle bilingue, clinique

mobile, petites entreprises, travail communautaire en unuma,...).

Unuma tejemonae (Union mes frères en langue guajiba) ne retrace pas

seulement l'histoire de la mission Coromoto ; il évoque aussi les traditions, croyances,

rituels,... des Indiens Guajibos, soucieux de manifester à la fois cette volonté d'une

indispensable union entre les êtres, la nécessaire reconnaissance de l'autre, dans une

harmonieuse concorde et non pas dans une fusion sclérosante.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)