40 ans de musiques au Gibus

Depuis 1967, le Gibus - aussi mythique que le Marquee à Londres ou le
CBGB à New York - a su marier exigence musicale pointue et flair pour
découvrir les nouveaux talents. La fin des années 60 et le début des 70's
groovent sur fond de twist, de rythm'n'blues et de rock'n'roll. 1977 : la
déferlante punk fait crisser les dents des bourgeois et le Gibus accueille
cette nouvelle génération de provocateurs imbibés de bière et d'idéaux
révolutionnaires. Durant toutes les années 80, la nouvelle scène rock
française y défile : les Rita Mitsouko, Taxi Girl, Téléphone, Indochine,
Les Négresses Vertes, la Mano Negra, etc. Au milieu des années 90, le
Gibus s'ouvre à la nouvelle génération électronique. Des armées de drag
hystériques et champagnisées des Nuits Blanches aux battles de DJs, le
Gibus s'impose comme un nouvel eldorado du clubbing parisien. Tremplin
de la French Touch, caisse de résonance d'une nouvelle génération
de DJs venus de Chicago, Berlin, Londres ou New York, l'ex-club de rock
négocie avec brio le virage des années techno pour devenir, après avoir
été celle du rock et du punk, la mémoire vive de la génération électronique.
Et en 2005, le rock revient en force. Preuve en décibels, Rock&Folk et
le Gibus organisent les festivals «Passe ton bac d'abord» et les soirées
«Rock'n'roll Fridays». Tout le monde est là... Naast, Plastiscines, Shades,
Second Sex, Brats, BB Brunes, Pravda, Violett, Parisians... Et déjà une
autre poussée : Polacks, Lipstick Traces, Earpluggs, Frogs In Fire, Cognac-Jays,
Prostitutes, Mantis, Droogs, Milk.
« Et sans doute bientôt une autre éruption de fièvre. Qui, ne nous leurrons pas,
verra peut-être l'irruption du jazz world ou de la polka atomique. N'importe
quoi, mais de toute façon, ça commencera au Gibus. Car le Gibus est la République
des Enfants. Ça devrait se savoir depuis le temps... »