Qui résiste à la peste résiste au diable : le journal de Gjion Nikollë Kazazi

C'est à Gjakova , la « ville du sang », que se déroule le roman. Une ville chargée d'histoire, lieu de naissance de Gjon Nikollë Kazazi. Ce personnage historique nous fait revivre, grâce à ses notes, les événements dramatiques de tout un peuple.
Au XVIII<sup>ème</sup> siècle, la domination ottomane, est en proie à une résistance persistante de la population albanaise.
Des rhapsodes intrépides bravent par leurs chants, les ordres en vigueur : « leurs chants sont pétris de sang sacré ».
Les poésies du père Tsol à la recherche d'un alphabet sont autant de ferments pernicieux pour l'envahisseur, ne renferment-ils pas aussi « un extraordinaire élan de liberté » !
La peste
sera l'arme politique pour anéantir ce peuple invincible. Un regard sur le passé permettra de retrouver le moyen de vaincre le terrible fléau. Mais ne nous y trompons pas : « la peste est une métaphore qui symbolise le massacre auquel les Albanais sont confrontés, depuis la domination romaine, puis ottomane, jusqu'à l'époque plus récente de Milo(...)evi(...), et qui, à coup sûr, aurait persisté sans l'intervention de l'OTAN ».