Journal d'un soldat perruquier sous le Second Empire, 1853-1859 : Jacques Durand, enfant de Caunes-Minervois : journal et carnet

Dans le fond d'une armoire familiale, dormait depuis presque un
siècle et demi, un véritable trésor. Le témoignage de Jacques Durand
se présente sous la forme d'un petit livret de cent seize pages. Le journal
proprement dit occupe la moitié du livret, se complète de diverses
annotations sur les étapes de ses voyages - parti de Carcassonne, il
séjournera en Afrique du Nord puis en Italie-, sur son courrier, sur
ses dépenses et se termine par des poèmes de son cru. On reste
confondu devant sa culture artistique qui fait référence à Michel
Ange et à Rubens.
On peut s'interroger sur les raisons qui l'ont poussé à prendre la
plume. Manifestement, il veut fixer sur le papier ses souvenirs sur
une période de sa vie qu'il juge extraordinaire. Il veut transmettre un
témoignage, pour sa famille d'abord, pour d'autres lecteurs ensuite.
Le livret de Jacques Durand est l'exemple même du document familial
précieusement conservé. Sa découverte et sa transcription ont été
l'occasion de le compléter par d'autres documents de première
importance.
Il a été possible de retrouver un autre livret manuscrit intitulé
Album de romances et chansons de soixante-dix-huit pages.
Soigneusement calligraphiés, ce sont quarante-deux poèmes ou
textes de chansons qui s'alignent au fil des pages. Certains détails
donnent l'assurance que ces textes sont contemporains du récit principal.
Complété des six textes du journal et de quatre autres sur
feuilles volantes, ce document permet de mieux saisir la personnalité
de Jacques Durand, enfant de Caunes-Minervois.