L'accès des femmes à la culture sous l'Ancien Régime

La femme et la culture de la fin du XVI<sup>e</sup> siècle au début du XVIII<sup>e</sup> : sujet
à la frontière entre littérature et histoire, qui exige la confrontation
constante des débats théoriques et de la réalité sociale, de la norme et du
vécu. Pour qui s'intéresse à la question féminine et au féminisme, c'est
un terrain de choix : s'interroger sur l'accès des femmes au savoir, c'est
s'interroger sur la condition féminine, sur le statut et la place de la
femme dans la société. Pour qui s'intéresse à la culture du siècle
classique, il importe tout autant de ne pas ignorer la contribution qu'y
ont apportée les femmes. Car elles ont marqué de leur empreinte, non
seulement la culture profane (grâce aux salons, à la part qu'elles ont
prise à la production et à la réception de la littérature, à leur influence
sur la vulgarisation scientifique, par exemple), mais également la culture
religieuse (qu'on songe notamment au rôle important qu'elles ont joué
dans la Contre-Réforme, dans la propagation de la mystique, dans les
controverses autour du jansénisme et du quiétisme). Pourtant, si le
XVII<sup>e</sup> siècle se distingue par la diversité des domaines où les femmes ont
pu s'illustrer intellectuellement, cette promotion féminine avait ses
revers et ses limites. C'est ce que montre cet ouvrage en analysant, dans
leur évolution au cours du siècle, les différentes voies d'accès des
femmes à la culture et des débats à ce sujet.