Pavillon lunaire : contes nô

Le nô est la plus ancienne forme de théâtre encore
pratiquée, élevée au rang de «trésor national vivant»
au Japon. Extrêmement formel, le nô est, à maints
égards, un art religieux. Parallèlement, il est très humain.
Le protagoniste peut être une femme délaissée, un
guerrier qui revit sa mort ou un personnage surpris par
l'irruption d'une présence divine.
Les nouvelles du présent recueil cherchent à
transmettre un écho du nô tel que l'ont véhiculé les
traductions et les représentations au théâtre et au
cinéma, en laissant de côté la scène, les costumes,
les masques, la musique et la danse pour ne garder
que les mots, avec leur richesse et leur double sens
qui permettent de dire l'ambiguïté, la subtilité des
sentiments, la frontière floue entre les vivants et les
morts, les humains et le surnaturel, et l'omniprésence
de la nature.