Voyage à Rome

Combien de voyageurs, de visiteurs ont
tenté de décrire Rome pour laisser des
écrits terriblement dépassés et rébarbatifs ?
Jean-Baptiste Labat (1663-1738), lui, nous
enthousiasme à chaque page, nous rend tour
à tour solennel et joyeux. Il a cette gaieté, ce
trait qui saisit les lieux et les êtres au vif.
C'est la raison pour laquelle il séduira des
écrivains comme le président des Brosses,
Chateaubriand ou Stendhal qui mirent leurs
pas dans les siens. Dans Italies : Anthologie des
voyageurs français aux XVIII<sup>e</sup> et XIX<sup>e</sup> siècles ,
Yves Hersant remarquait que le Père Labat
devrait occuper l'une des toutes premières
places parmi la cohorte des écrivains
français qui ont sillonné la Péninsule. Paul
Morand qui n'avait pas l'admiration facile
le plaçait parmi ses devanciers.
Que ce Voyage à Rome invite non seulement
à parcourir avec ardeur la Ville sainte mais
aussi à lire Jean-Baptiste Labat, l'un de
nos plus anticonformistes, extravagants,
attachants écrivains voyageurs.