Reconnaissance, identité et intégration sociale

Les différentes contributions réunies ici traitent de la
question de l'intégration sociale et des conflits de
reconnaissance. Cette thématique est abordée à travers
différentes modalités : éthique, juridico-politique, économique,
sociale, et selon différentes approches disciplinaires.
De quelle manière peut-on penser concrètement les différents
processus d'intégration sociale fondée sur la reconnaissance ? Par
le recours à la théorie psychanalytique de l'identification ? Par le
recours à l'identification empathique étudiée par la psychologie
sociale et par les sciences cognitives ? Par le recours aux analyses
produites par la sociologie et l'économie de l'estime sur les
conséquences de la multiplicité des standards de reconnaissance ?
Par l'analyse juridique de l'effet de la distribution des droits ?
Quels sont les obstacles que rencontre une telle intégration ?
Nous pouvons avoir affaire à des catégorisations sociales négatives
comme la dépréciation, la stigmatisation, la disqualification ou à
des catégorisations et des pratiques beaucoup plus radicales
comme la réification ou l'exclusion sociale.
Quels types de réponses conflictuelles se révèlent les plus
appropriés à ces différentes formes de mépris social ? Enfin, quel
type d'éthique est le mieux à même de prendre en charge l'offre
et la demande de reconnaissance ? L'éthique de la communication
défendue par Habermas et fortement amendée par Honneth ?
Les théories de la justice dans la version déontologique
rawlsienne ou dans la version anthropologique-historique
défendue par Walzer ?
Telles sont quelques-unes des questions que pose ce volume à
partir des recherches les plus récentes menées sur la question de
la reconnaissance.