Le Clézio, témoin du monde : essai

«L'écrivain n'est jamais un meilleur témoin
que lorsqu'il est un témoin malgré lui, à son
corps défendant» déclarait J.-M.G. Le Clézio
lors de son discours de réception du prix Nobel
de littérature, attribué en octobre 2008.
Son oeuvre, par son ampleur, sa diversité
et son invitation à une plongée dans l'univers
poétique des mots, exprime l'extraordinaire
«aventure d'être vivant». Protéiforme et prolixe,
l'écriture leclézienne est faite de jeux d'ombre
et de lumière, de contrastes, de mouvements et
d'effacements qui lui confèrent une complexité
apparente.
Dans son essai, Le Clézio, témoin du monde ,
Claude Cavallero propose un cheminement
pluriel à travers cette oeuvre : approche biographique,
culturelle, mise en perspective des
enjeux de la création littéraire, de la question
de la langue et de son imaginaire, étude de la
polyphonie des voix narratives et des principaux
items lecléziens et enfin, regards sur la réflexion
intellectuelle et politique de l'écrivain.
La démarche critique se fond alors dans la
démarche créatrice pour faire émerger la subtile
harmonie des textes, leur cohérence d'écriture
et la générosité éthique qui en émane.