43, mon amour

43, mon amour
« Les brises du Bosphore soufflent dans ses cheveux. Au
crépuscule, une lumière fauve danse devant ses yeux, la beauté
l'atteint en plein coeur. Elle n'a rien acheté. Juste quelques fleurs qui
fanent dans ses mains. La mort de ces fleurs lui arrache des larmes
de bonheur. (...) Elle est nue dans le silence. L'atmosphère est laiteuse,
brumeuse, toute frangée de mirages. »
Trois prénoms de femmes : Eva, Anna, Khadidja. Trois variations
d'une fugue marseillaise, trois récits à la trajectoire d'un rêve. On peut les
lire comme des fables. Celle du clandestin qui peut tuer d'une main et qui
redonne vie à la femme occidentale. Celle d'une femme qui marche nue
dans la rue et qui revient parfois vers l'homme qui soigne ses blessures.
Celle d'une professeure de littérature qui s'immole et découvre la beauté
de sa vocation... Mais la transparence et la simplicité de ces rêves cachent
bien des vertiges.