Une niche au Panthéon

Un logicien moscovite arrivé à Jérusalem décide d'aller à Paris pour demander pardon à Anatole France. Il l'a "donné" au cours d'interrogatoires dans une prison de Moscou, où il avait eu la chance de lire La Révolte des anges. Il se trouve d'ailleurs que l'enquêteur s'appelle Ecnarf et que le héros - Révolt - a avoué être au service d'un agent de l'impérialisme mondial, du nom d'Anatole François Thibault, qui a sa planque à Paris, au Panthéon, deuxième niche à droite.
Les tribulations tragi-comiques de ce farfelu nous promènent des cimetières de Jérusalem, où il vit avec son chien (emprunté à Tchekhov) jusqu'à la tour Eiffel et, naturellement, au Panthéon où la deuxième niche à droite est occupée par des "inconnus" : Marat, Mirabeau et une certaine Révolution...
D'après Zinik, cette histoire serait tirée d'un manuscrit découvert dans une bouteille échouée sur la rive occidentale du Jourdain.
Ecrit avec une poésie surréaliste et un humour féroce, mêlant le réel au fantastique, le roman de Zinik est une recherche de soi-même, recherche vaine mais passionnante.