Heydrich

Blond, yeux bleus, haute stature, physique athlétique,
uniforme noir, casquette à tête de mort vissée sur la
tête, Reinhard Tristan Eugen Heydrich (1904-1942)
a été, de 1933 à sa mort, l'incarnation paroxysmique,
et presque caricaturale, de la terreur nazie.
Adolescence marquée par la défaite de 1918, carrière ratée dans
la Marine, Heydrich rejoint en 1931 les nationaux-socialistes.
Son ascension sera, dès lors, fulgurante.
Bras droit du Reichsführer SS Himmler, il dirige d'une poigne de
fer l'appareil répressif nazi. À la tête du service de sécurité de la SS
(SD), de la police criminelle (Kripo) et de la Gestapo, il transforme
les visions haineuses de Hitler en actes barbares. Planificateur
de l'Holocauste, Heydrich organise les massacres de masse à l'Est
avec les Einzatsgruppen , puis préside la conférence de Wannsee
du 20 janvier 1942, point de départ de la «solution finale».
Nommé protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie,
le «diable à forme humaine» disparaît lors d'un attentat perpétré
en mai 1942 par des résistants tchèques.
Cet ouvrage explore les abîmes intérieurs de celui que Hitler
décrivait comme «extraordinairement doué, extraordinairement
dangereux». Un homme mû par une volonté froide d'affirmer sa
puissance, exécutant les ordres les plus inhumains avec un maximum
d'efficacité. Un malveillant, un ambitieux n'ayant jamais hésité
à concurrencer Himmler dans l'horreur.