Robert Füeg n'est pas un salaud

« Outre le fait quelle m'avait plongé dans la honte et la
culpabilité, la légende de Robert avait aussi assombri le
souvenir d'un grand-père fantastique. Comment évoquer
le merveilleux collectionneur de réverbères et ses récits du
tonnerre alors que je savais qu'il s'était tenu du côté obscur
de la Force ? J'avais refoulé toute cette histoire et au fur et
à mesure que passaient les années, la figure de Jozef et de
son héroïsme sans limites avait émergé. J'en venais à me
demander si je n'avais pas construit l'image de Jozef pour
éloigner celle de Robert. »
Après Jozef Bielik, son grand-père maternel, Jean-François
Füeg se penche sur le passé de Robert Füeg, son autre
grand-père, au sujet duquel le récit familial jetait le trouble
quant à ses activités sous l'Occupation. L'occasion pour
l'auteur d'explorer les frontières, assez floues, entre le héros, le salaud et l'homme ordinaire.