Restructurations et droit du travail : aspects juridiques et pratiques

Délocalisation, fusion, absorption, externalisation,
réorganisation, OPE amicale et OPA hostile... Les restructurations
sont quotidiennes en Europe, et touchent de plus en plus de
salariés et d'entreprises.
Or elles s'inscrivent dans un environnement juridique
français et communautaire particulièrement complexe. La loi
de Cohésion Sociale a une fois encore réformé le droit du
licenciement pour motif économique le 18 janvier 2005. Celle
du 31 mars 2006, relative aux OPA, a modifié la consultation du
comité d'entreprise. Et d'importants arrêts sont intervenus
(Cass. Soc., 11 janvier 2006, Sté Pages Jaunes).
Il est donc important de connaître mais surtout de
comprendre les règles applicables à cette matière parfois
qualifiée d'«Himalaya du droit du travail» : car au-delà du
seul Droit, les enjeux humains et financiers sont considérables.
Quels principes essentiels doivent respecter les entreprises
concernées ? Quels sont exactement les droits des salariés
(sort du contrat de travail, de la convention collective, des
avantages en matière de protection sociale...) ?
Quels sont les nouveaux pouvoirs des partenaires sociaux
dans l'entreprise, la loi du 18 janvier 2005 voulant leur permettre
de négocier en amont et à froid des accords de gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), voire
le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) lui-même ?
À quelles conditions des licenciements peuvent-ils être
prononcés ? Quand faut-il élaborer un PSE ? Quelles procédures
et quels calendriers doivent alors être suivis ? Peut-on déroger
par accord collectif aux règles légales de consultation du comité
d'entreprise ?
Comment le juge français ou communautaire peut-il contrôler
ces règles mêlant étroitement droit du travail, droit des affaires
et parfois droit boursier (CJCE, 22 novembre 2005) ?
Autant de questions auxquelles cet ouvrage veut apporter
aux personnes concernées (salariés, directeurs juridiques ou
des ressources humaines, représentants du personnel, chefs
d'entreprise, mais également étudiants) des réponses très
concrètes. Car, comme souvent en droit du travail, la pratique
se révèle plus créative que le Code du même nom.