Petite philosophie du shopping

Ne laissons pas le shopping à ses détracteurs !
Emblématique d'une société de consommation
ivre d'elle-même, il incarnerait toutes les tares d'un
monde devenu marchandise universelle. Aliénation
aux objets, culte de l'apparence, individualisme
irresponsable... Il est facile de stigmatiser le shopping.
Pourtant, l'ampleur du phénomène exige que
la philosophie se jette elle aussi dans la tourmente
des magasins.
Pourquoi aime-t-on faire du shopping ? Telle est la
question qui guide cet ouvrage. Par-delà l'affrontement
de l'utile et du futile, du vertueux et du dispendieux,
il faut repenser un jeu social où nous sommes
à même d'être joueurs plutôt que joués. L'enjeu :
une acceptation sereine, car ludique, de l'existence.
Aux esprits chagrins, prompts à dénoncer le gaspillage
de temps et d'argent, on doit rappeler avec Gaston
Bachelard que «l'homme est une création du désir,
non pas une création du besoin».