Au nom du chagrin et de l'espoir

Pardonnez-moi de ne pas parler de la paix, je voudrais vous parler de mon grand-père.
Le 6 novembre 1995, à l'enterrement d'Itzhak Rabin, une jeune fille bouleversait le monde entier : sa petite-fille Noa, retenant ses larmes à grand-peine, donnait en quelques mots simples la dimension humaine de cette tragédie politique. «Grand-père, tu étais et tu es toujours notre héros. Je veux que tu saches que toutes les fois que j'ai fait quelque chose, je t'ai vu en face de moi...»
Petite-fille d'un combattant et d'un homme d'Etat, Noa se croyait protégée : «Il ne m'arrivera rien, Noa, lui disait-il, je te le promets.» C'est la première promesse qu'il n'a pas tenue... Dans son livre, elle évoque cet homme d'exception dans son cadre familier - il était celui qui l'avait élevée quand elle était enfant, le «pilier de feu» qui serait toujours là pour elle.
Mais ce livre d'émotion, simple et personnel, est aussi un livre d'espoir où Noa prolonge le message de son grand-père : par-delà le sang versé, la paix peut s'installer enfin au cœur des hommes.
Nul ne peut inverser la roue du temps. Nous devons, grand-père, nous devons absolument continuer la route que nous aimions.