Dieu aime-t-il Wagner ?

Enivré de collaboration comme d'un alcool trop fort, Paul
Florimond - «totalitaire décoloré», ainsi le qualifie son ami
Drieu la Rochelle - traverse les années sombres entre doute et
vertige. Côté cour, celle qu'il fait aux Allemands, c'est un écrivain
nationaliste portant beau, un poète hédoniste soucieux de sa renommée,
qui circule en Bugatti dans le Paris de l'Occupation.
Côté jardin secret, un être ambigu, dont la sensibilité recèle une
fêlure ouverte par les obus de la Grande Guerre.
Les reproches de sa famille, dont il est séparé, l'arrestation de
son ancien maître de l'École normale, visé par les persécutions
antisémites, jettent un doute sur son engagement. Quand il fait
la connaissance de la petite-fille de celui-ci, une jeune juive troublante,
«Flor», au bord de l'abîme, vacille.
Un roman qui est également un tableau du milieu intellectuel
sous l'Occupation traversé par certaines de ses grandes figures :
Drieu, Céline, Gide, Sartre, Mauriac...