Autrepart, n° 44. Risques et microfinance : des exemples en Inde, Madagascar, Chine, Mexique, Bolivie et Afrique noire

Les risques auxquels sont confrontées les populations démunies
se trouvent au coeur d'approches nouvelles de la pauvreté.
Celles-ci la comprennent comme un processus caractérisé
d'abord par l'inégalité face à la vulnérabilité, dont
se déduit la faiblesse des revenus et des capacités. Cette
vulnérabilité est soumise aux événements ponctuant les
cycles de la vie et aux aléas affectant les personnes et leur
santé, leurs biens personnels et leur patrimoine professionnel.
Ces aléas atteignent de façon différenciée les
diverses catégories de la population. En amortissant ces
chocs, les organisations de la microfinance peuvent
contribuer à rompre le cercle vicieux de l'appauvrissement.
Mais elles ne sont pas à l'abri des risques,
renforcés dans un contexte
de commercialisation du secteur.
Ainsi, contrairement au
discours encore largement
dominant, la microfinance
relève de moins en moins de
l'humanitaire. Elle intègre les
impératifs de rentabilité de
la finance internationale.