Gyp, comtesse de Mirabeau-Martel, 1849-1932 : pasionaria nationaliste, homme de lettres et femme du monde

Quel destin que celui de la dernière des Mirabeau ! De ses ancêtres, elle a
hérité le goût de la démesure, à la fois dans l'action et dans le verbe. Sous
le pseudonyme de «Gyp», elle devient un écrivain prolixe et reconnu. Mais
cette aristocrate des salons est aussi une "prolétaire" de l'écriture, condamnée
à produire pour simuler un semblant d'aisance.
Elle s'engage avec enthousiasme dans tous les combats perdus d'avance. Du
Second Empire à la veille de la seconde guerre mondiale, elle connaîtra les
soubresauts de la République naissante, traversée par le boulangisme,
l'antisémitisme, l'anarchisme ou le nationalisme, alors qu'apparaissent tour à
tour l'électricité, le téléphone, la voiture et l'avion.
C'est toute cette période qu'Olivier de Brabois réussit remarquablement à nous
faire revivre. Arrière petit-neveu de Gyp, il s'appuie sur des archives familiales
inédites pour raconter l'histoire d'une femme et d'une époque.